01 juillet 2010

Des rives et des lyres

J'aspire à mieux qu'un sous l'eau.

Eratum,

J'espère mieux qu'un saouleau,

Hématum.

Une paire de sandalos,

Un sérum.

Je sens le chlore sur ma peau,

C'est le rhûme.

J'en ai finit avec le rhum,

C'est une route sans escale,

Bien sûr ça rime avec cale.

Je ne suis pas Beaudelaire ou Rimbaud

Ou verlaine ou Valery.

Je me sens pas beau

Sauf dans le regard de ceux qui m'aiment,

Et encore ?

J'ai toujours la culpabilité pour emblème.

C'est encore,

Pour la rime

À laquelle

Je me plie.

Tandem.

Amis.

Délires et dérives et vertiges, étourderies de Scapin

Car je fais du théâtre.

Il n'y a pas à s'étendre.

Le soleil frappe

Sur les transats,

Quelques uns sont couchés,

Dessus,

La plupart sont vides

Car les vieux dorment à l'ombre

Pendant que les jeunes s'étourdissent au soleil,

Sans inquiétude.

Suis-je trop vieux déjà pour ne pas rester tranquille,

Pour penser à tout à l'heure,

Pour écrire ces quelques lignes ?

Ne puis-je rester comme la pierre,

Ne puis-je rester comme la mer,

Serein,

Malgrè et bon grès les turpitudes du destin ?

J'use et use les mots,

J'use et use les maux,

J'use et sue l'émau du chagrin et de la joie sa sœur.

C'est un long poème,

À fleur de peau, merci Khad, celle que j'aime, pour ce mot

Car je ne fais que voler,

Car je ne fais que prendre,

Ce qui m'appartient

Comme tout un chacun,

Les expressions, les liens,

Les citations, les tiens,

Les rations, les riens.

Je suis désolé,

Je l'ai bien senti hier,

Je suis coupable,

Malgrè tout,

Coupable malgrè moi.

Je me plains,

À demi-mot,

Et c'est bien trop.

Il faudrait être léger,

Ouais c'est sûr,

Et moi je flotte

C'est déjà ça

Et j'aime

C'est déjà ça.

J'ai le cœur brisé.

Pas assez

Je sais

Et pourtant bien trop

Je sais,

Rimbaud est passé pâr là !

Par où au juste ?

Par là !

Par là en dessous,

En dessous tout,

En dessous la ferveur,

En dessous la joie.

Oui je sais il faudrait être gaie pour rendre au monde ce qu'on lui doit.

Oui je sais

Mais c'est ainsi

Je traverse les plaines,

Je nage seul dans de grandes piscines,

Je goûte le soleil de Provence,

Le chant des cigales, le bruit du marteau piqueur que manie mon père, la scie cirlaire qu'il manie aussi,

Je goûte.

Tout ceci me traverse sans choix.

Les grillons le soir.

Tous les sons ne sont que des sons et passées les images ils ne sont que vibrations

Mais les images viennent

Car je suis plein d'être un homme riche,

Car je suis plein d'être un homme plein

Et le panier trop rempli ne m'effrai point,

Ah si vous saviez ce que je suis !

Un homme, un homme.

Pudeur.

Vous voudriez en savoir plus ?

Je souris !

Vous voudriez !

Au fait comment chantez-vous ?

Non rien laissez tomber !

Je suis sans doute un peu aigri, un peu triste, enfin un homme pour ainsi dire.

Et comment terminer ce texte moi qui abhore la fin,

Moi qui en crains même le mot ou les mots qui s'y rapportent comme rupture ou adieu.

Pourtant je les ai provoqué ces mots pour ne pas les sentir.

Parce qu'ils viennent naturellement sans se laisser départir.

Mais quand c'est l'heure c'est l'heure et je crois que c'est l'heure maintenant d'en finir,

De finir ce texte entre lires et lyres,

Combien ça coûte au juste ?

C 'est à vous de voir,

Entre rives et rives et délires,

On échoue forcément quelque part,

On dérive, on délire, on revient à la case départ,

Toujours,

Jamais,

C'est à vous de voir,

De voir, de voir, devoir.

À vous tous

derrière votre computer et à toi ma douce

derrière ton ordinateur

sur lequel

tu pianotes avant de pianoter

sur un piano

tant désiré !

Posté par etoileblanche à 16:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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