02 juillet 2010

Yeslha

Jamais l'on ne pourra se défaire entièrement, se déduire complètement, se séduire intégralement, se réduire démesurément. Il y aura toujours une part d'ombre. J'espère que la lumière sera belle et suffisante. Entends-tu la voix d'homme qui jaillit de ma gorge trop serrée ? J'aimerais qu'elle soit un peu moins mâle, un peu plus femme. Quel est donc ce jeu auquel nous jouons nous les hommes quand notre voix est une joute avec l'autre ? Il perce dans ma voix une féminité déconcertante, une liberté entêtante, un je ne sais quoi de langoureux qui m'aime et que j'aime. Ça se dandine, ça se trémousse, ça glousse et ça ramone, ah que c'est bon ! Féminité, féminité tiens nous en dehors de nous même, la tête hors de l'eau. Fais-nous léger et intelligent. Balaie l'orgueil et fais-en une prétention, une fierté, un rire contre le néant et pour l'instant. Amour, amour, amour que serais-je sans toi ? Rien, c'est pour ça que je suis là pour donner et prendre le maximum d'amour sans restriction malgrè le poids de la peur. Mais elle n'est rien. Pure illusion. Vivre, vivre, vivre à cent pour cent. Toujours pour.

Posté par etoileblanche à 23:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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